Comprendre la réalité des autres, c’est oublier la sienne pour mieux la partager.


L’important c’est de prendre son pied en gardant l’équilibre entre le rêve et la réalité.


Ecrire la peinture, peindre l’écriture, et le monde diffère par la perturbation des mots.


Mon esprit s’écorche aux épines de mes pensées.


Taupologie : Art de s’enfermer en soi.


Le réalisme de la concrétisation de nos objectifs ne pourra s’avérer adapté à la réalité de notre environnement que si nous possédons, au plus profond de nos tripes, une énergie et une volonté de nous opposer à tous courants équivoques.


La révélation de notre ego ne doit pas se mesurer ou dépasser les courants actuels, ni tomber dans un égoïsme tendanciel. Si au fond de nous-mêmes, nous sommes convaincu de nos propres conceptions, sans y appliquer une autosatisfaction destructive, nous n’en sommes pas moins nous-même.


A guetter l’impossible, on passe à côté de l’essentiel.


Le regard dans ses espoirs, elle a glissé dans le temps.


De ma conscience, il ne résulte que des braises, de mes désirs, de la cendre.


Phrase sans cesse écrite pour me replonger dans le creux des mots.

Si sobre de s’y saouler.

Fermer l’écriture ou laisser, goutte à goutte, l’ego s’échapper de la plume.


Il paraît et elle s’ouvre à la vie.

Son sourire fleurit et la rose s’épanouit en lissant ses épines.

Sa nudité était telle que son âme emplissait la pièce.

Couchée sur le flan, offrant sa croupe et ses reins à la première main qui passerait par là, elle dormait.

Elle ne vit pas le soleil décliner dans le ciel.

Quand elle se réveillerait, il ferait gris, de ce gris des villes qui nous volent la nuit.

Je connaissais du bout des doigts le moindre recoins de son corps mais la lumière, se jouant de mes prétentions, rendait à Marie son infinie mouvance. A chaque regard, je la voyais différente.

Elle n’aurait pas aimé me savoir là. Je lui volais une partie de son intimité que jamais elle ne m’aurait dévoilée. Mais c’est ainsi que je l’aimais, complètement livrée à elle–même, ne se livrant à aucun artifice.


Rien n’est plus incertain que l‘esprit humain. De cette vérité incontestable, je pourrais rédiger un roman mais je ne suis pas là pour cela. En fait, je ne sais même pas pourquoi je suis là. De toute façon ; ici ou ailleurs, rien n’ a vraiment d’importance. Il y une chose pourtant que je sais ; Je ne suis pas là pour prouver quoi que ce soit.


Cette galère est la mienne et je défend à quiconque de la revendiquer comme sienne. De toute façon, personne n’en voudrait et c’est bien mieux comme cela. Chacun pour soi et dieu pour les autres


La croyance aux dieux de mon enfance, je l' ai perdue en même temps que mes premières dents ; Quand la dernière est tombée, je n’avais plus aucune illusion sur la question. Dieu n’existait que pour les autres.


L’homme n’a jamais été capable d’enseigner quoi que ce soit de respectable. Couper l’illusion de l’herbe fraîche sous des pieds à peine capable de supporter leur poids, je trouve cela malveillant et prétentieux.


Pourquoi ne pas, sous des principes aussi simples que le respect de soi, donc de l’autre et de son environnement, laisser à l’être pensant le droit de choisir la voix qui le mettra en accord avec lui-même.


Tant que nous aurons besoin de créatures célestes pour comprendre le bien fondé de notre existence, nous n’avons aucune chance. Pourquoi faut-il nécessairement donner un signe de reconnaissance à un mot qui n’existe même pas.


Quand je regarde dans un miroir, le seule image que je perçois, c’est celle que me rendent les autres. J’ai beau scruter le fond de ma pupille, je n’y vois qu’un trou noir sur lequel se greffe le reflet de mon image perçue par le miroir. Pendant longtemps, j’ai cru qu’il n’y avait rien à l’intérieur de moi qui vaille la peine d’être vu. 


L’influence du monde extérieure est un poids pour l’humanité de chacun


Le mensonge

 

Mentir pour le plaisir est un jeu d’enfant que nous pratiquons dès le plus jeune âge.

Se raconter des histoires est tout aussi ludique que de lire un conte de fée. Le plaisir prit par l’enfant à se transporter dans un monde imaginaire devrait pourtant nous mettre en garde sur les valeurs de la vie. Du moins celles que l’on considère comme établies une fois pour toute. Est-il normal de prendre des vessies pour des lanternes dans un monde régit par la puissance nucléaire ? Est-il raisonnable de  transporter notre esprit dans l’imaginaire par les seul pouvoir de notre imagination alors qu’il serait si simple de vivre dans la réalité ?

 

Mais de quelle réalité parlons-nous si en générale, elle paraît  être celle des autres ?

Si nous possédions nos propres repères, sans être confronté à ceux des autres nous serions automatiquement traités de fous. Et la folie n’est tolérable que si elle ne dérange pas trop les conceptions de la raison. Il nous faut donc mentir pour sortir de ce cercle vicieux. Soit nous mentons aux autres pour camoufler nos propres allégories soit nous nous mentons à nous-même pour fuir ou nous conforter à la conformité. Les choix du mensonge ne sont pas aisés. Aucun n’est parfait et souvent nous nous enlisons dans nos propres utopies. Mentir aux autres ou à nous-même revient en fait au même. La peur de la vérité, de la “ réalité ” est la mamelle alimentant nos délires.

L’être pense qu’il est différent des autres et cela l’effraye. Eduqué dans l’universalisme de l’homme et la conformité à une image de “ marque ”, il ressent ce qu’il pressant comme une différence telle une tare, un vice de fonctionnement, ou une intelligence supérieure. En fait, je crois que nous somme bien tous semblables et  que seul notre sensibilité nous entrave à la différence. Ce que l’on considère comme notre personnalité n’est autre que la façon dont nous abordons le monde. L’intelligence humaine c’est perdue dans le mensonge par facilité