En novembre 2000, Ehoud Barak, alors Premier Ministre, approuva un plan de construction d'une « barrière destinée à empêcher le passage de véhicules motorisés » depuis le nord-est de la Cisjordanie jusqu'à la région du Latrun. La mise en œuvre de ce plan débuta bien des mois après qu'il ait été approuvé. En juin 2001, le Premier Ministre actuel, Ariel Sharon, a mis en place un comité de pilotage, avec à sa tête le directeur du Conseil National de la Sécurité, afin de définir un ensemble de mesures devant permettre d'empêcher l'infiltration de Palestiniens en Israël au travers de la Ligne de Séparation. Le 18 juillet 2001, le Comité Ministériel pour les questions de Sécurité (désigné ci-après par : Cabinet) approuva les recommandations du comité de pilotage. Parmi celles-ci figuraient la mise en œuvre de la décision de novembre 2000 relative à une barrière destinée à empêcher le passage des véhicules motorisés, et la construction d'une barrière destinée à empêcher le passage des piétons en certains endroits, déterminés en fonction de la menace estimée.

Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande (RDA) érigent une enceinte fortifiée sur la ligne qui sépare à Berlin leur zone, sous occupation soviétique, des zones sous occupation américaine, anglaise et française.

Construction du mur (13 août 1961) (Ullstein Bilderdienst)Des policiers et des ouvriers dépavent à la hâte les accès routiers entre la zone d'occupation soviétique, aussi appelée Berlin-Est, et les autres zones, ou Berlin-Ouest.

Ils bâtissent un mur en béton, tendent des barbelés et creusent des tranchées.
Dans le même temps, les liaisons ferrées sont aussi coupées.

Dans les jours qui suivent, à la stupéfaction du monde occidental, les autorités est-allemandes parachèvent le travail en murant les fenêtres et les portes des constructions situées sur la ligne de démarcation.

L'opinion occidentale baptise spontanément cette initiative de «Mur de la honte». Le «mur» court sur 45 km à Berlin même et sur 120 km dans les autres parties de la RDA. Il met une touche finale au «rideau de fer» dont Churchill dénonçait la mise en place dès la fin de la seconde guerre mondiale.

Armes de destruction massive : Placer les armes d'Israël au-dessus des lois.

Les enfants premières victimes du conflit israélo-palestinien.

 

A l'appel du Collectif "Urgence Palestine", plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Genève pour protester contre la "barrière de sécurité" érigée par Israël dans les territoires palestiniens et demandé le démantèlement du "Mur de la honte" ou "Mur de l'apartheid" . La Semaine internationale d'action contre le Mur, du 9 au 16 novembre, a été organisée pour la première fois en 2003 dans plusieurs pays. La date a été choisie pour rappeler la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Rappelons que la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, principal organe judiciaire de l'ONU, a rendu le 9 juillet 2004 à 14 voix contre 1, celle du représentant américain qui a voté contre, un avis consultatif négatif et non contraignant sur la légalité de la ligne de séparation construite par Israël "la puissance occupante" en Cisjordanie, l'estimant contraire à la loi internationale et demandant l'arrêt immédiat de sa construction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clôture de séparation ou Mur de la Honte

En rouge sur la carte le tracé de la clôture de séparation entre l'Israël et la Cisjordanie, en pointillé rouge les prévisions pour la suite et en orange les projets d'expansion du mur par le yesha council.

 Cette construction a été inaugurée le 16 juin 2002 par Benjamin Ben Eliezer.

On peut remarquer que l'état d'Israël en profite pour annexer de nouveau territoires dans l'indifférence générale. 

D'après Gush Shalom le concept de M.Sharon serait le suivanthttp://www.gush-shalom.org/thewall/index.html

Dans la plus grande indifférence une autre "feuille de route" se met en place, celle du gouvernement de M.Sharon.

 Le mur haut de 8 mètres, flanqué de tours de contrôle tous les 300 mètres, protégé par des tranchées profondes de 4 mètres, des fils de fer barbelé, avance. Des centaines de kilomètres de murs, des dizaines de milliers d’hectares, cultures et paysages, dévastés pour permettre sa construction, et les Palestiniens victimes d’une nouvelle Naqba.

En fait, il ne s’agit pas d’un mur mais d’un réseau de murs qui enserrent et dévorent la Cisjordanie, visant à annexer l’essentiel (60%) des terres. Comme les colonies l'avaient fait, les murs prennent des dizaines de milliers d’hectares des meilleures terres, les plus fertiles, les plus fournies en eau.

Ce réseau de murs – mobile – est le moyen de l’expulsion et de l’annexion. Les murs s’enfoncent profondément à l’intérieur des territoires palestiniens, réduisant la Palestine à une succession d’îlots. Ici, ils séparent un village de ses terres agricoles, ôtant tout moyen de subsistance à ses habitants, là ils le séparent de ses puits, privant la population d’eau. Des villes et villages palestiniens se trouvent du côté « israélien » du mur, coincés entre la ligne verte et les murs, isolés : les habitants ne peuvent se rendre ni en Cisjordanie ni en Israël, d'autres sont totalement ceinturés par le mur. L’existence est rendue totalement invivable. Pour survivre, il faudra partir, abandonner les maisons, les villages. C’est le but de l’opération. Dans une société privée de tous ses moyens de vivre, déstructurée, la population asphyxiée n’a pas d’autre choix que de partir.

 

Une situation irréversible sera en place d'ici 2 ans :
- un mur de séparation à l'ouest de la Cisjordanie, qui ne suit pas la ligne verte et qui s'enfonce parfois jusqu'à 15 kilomètres dans les territoires,

- un mur de séparation à l'est de la Cisjordanie

- un contrôle externe, par des portes espacées le long du mur (seulement 5 sur les 360 km de long, avec un système sévère de laisser-passer,

- un ensemble d'enclaves (Tulkarem, Qalquilya, Jénine, Hébron et Jéricho à terme).

Un ouvrage prévu sur 350 km, dont la construction a été entreprise en juin 2002, et qui est passé sous silence dans le plan de paix international. Il constitue pourtant un obstacle majeur à un règlement négocié du conflit.
En un an, près de 40 km, sur les 350 prévus initialement, sont sortis de terre. Fin juillet, 100 km supplémentaires devraient compliquer encore la vie des Palestiniens piégés le long du mur.

Une topographie si complexe qu'elle multiplie par deux la longueur initiale, aujourd'hui estimée à 600 km, pour un coût total d'1,2 milliard d'Euros.

Lorsque la première phase sera achevée, près de 200 000 personnes se retrouveront coincées entre la Ligne verte, qu'il leur est de facto interdit de franchir, et le mur. Si le projet actuel va à son terme, 400 000 Palestiniens se retrouveront dans ce cas….

Défendu à l'origine par les ministres travaillistes de l'ancienne coalition d'Ariel Sharon, le projet devait concrétiser la vieille aspiration d'une partie de la gauche israélienne à vivre "chacun chez soi.

 

Comité de Solidarité
avec les Universités Palestiniennes

 

http://www.france-palestine.org/

http://www.protection-palestine.org/index.html

http://palestine33.free.fr/index.htm